vendredi 3 janvier 2014

L'arlésienne (Bizet)

http://www.youtube.com/watch?v=lZphQs-2qZY

http://ecoles48.net/infos/IMG/pdf/L_Arlesienne.pdf

L'Arlésienne de Georges BIZET (1838 – 1875) - Farandole de la 2ème suite pour orchestre -


Repères culturels :

L'Arlésienne est une musique de scène que Bizet a composée pour la pièce du même titre d'Alphonse
Daudet.
La musique de scène est un genre musical qui se caractérise par sa complémentarité avec le théâtre.
Elle est intimement liée à la trame littéraire ou théâtrale. S'inspirant de l'argument d'une pièce de
théâtre, elle en accompagne l'action. Elle peut avoir un rôle fonctionnel (occuper un temps mort de
l'action lors d'un changement de décor), ou au contraire se superposer au jeu des acteurs pour mettre
en valeur les sentiments des personnages, souligner la dramaturgie. On peut la considérer comme un
ancêtre de la musique de film…

L'Arlésienne comporte 27 numéros dont les plus célèbres ont été réunis en deux suites d’orchestre.
L'action se déroule en Provence, et la musique est fortement teintée de la couleur de la musique
traditionnelle de cette région chère à Alphonse Daudet.
La pièce écoutée est la Farandole, 4ème et dernier mouvement de la 2ème suite pour orchestre, reprise
des numéros 23 et 24 (c’est-à dire vers la fin) de la pièce d’origine.
En savoir + : La pièce, créée à Paris en 1872, fut boudée par un public mondain que la musique importunait et que « ce drame d’amour se passant dans une cour de ferme » n’intéressait pas. Daudet en fut blessé : « Je suis sorti de là découragé, ayant encore dans les oreilles les rires niais causés par des scènes d’émotion ». Quant à Bizet, il prit sa revanche en faisant exécuter 2 mois plus tard sa 1ère Suite. Plus tard fut créée la suite n°2 comprenant la Farandole.
Il faudra attendre 1885, lors de sa reprise au théâtre de l'Odéon pour que l'œuvre révèle au public toute la force émotionnelle du drame. L'expression "c'est une arlésienne" découle de ce succès et désigne une personne dont on parle mais qu’on ne voit jamais
L'AUTEUR : ALPHONSE DAUDET 
1840 Naissance à Nîmes. Il passe la majeure partie de son enf 1840 ance dans le Gard. 
1857 Il monte à Paris et nourrit des ambitions littéraires. Il mène une vie de bohème et fréquente les 
cafés, foyers artistiques d’alors. 1ère rencontre avec le poète Frédéric Mistral. Il collabore à plusieurs 
journaux. 
1865 Il se consacre entièrement à l'écriture. Puis, après avoir fait un voyage en Provence, il commence à 
écrire les premiers textes qui feront partie des Lettres de mon moulin. 
1866 Il publie les Lettres de mon moulin comme feuilleton dans un journal pendant l'été 1866, sous le 
titre de Chroniques provençales. 
1872 Il fréquente Zola et Flaubert. Il devient l’auteur le plus lu de sa génération. 
1879 Il subit les premières atteintes d'une maladie incurable, mais continue cependant de publier 
jusqu'en 1895. 
1897 Décès de l’écrivain à l'âge de 57 ans. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
LE COMPOSITEUR : GEORGES BIZET 
1838 Naissance du compositeur à Paris. 1838
1848 Entrée au Conservatoire de Paris. 
1852 Obtention du premier prix de piano au Conservatoire de Paris 
1856 1er prix au concours d’opérette organisé par Jacques Offenbach 
1857 Il quitte Paris pour Rome 
1869 Il épouse la fille de son ancien professeur de composition Jacques Halévy 
1871 Naissance de son fils Jacques le 10 juillet. 
1872 Création de l’Arlésienne, le 1er octobre 1872 Création de l’Arlésienne, le 1er octobre 
1875 Création de Carmen, le 2 mars. Il meurt à Bougival le 3 juin 
L’orchestre joue la Farandole, puis accompagne un chœur à 4 parties dans la Marche des Rois : 
« De bon matin j'ai rencontré le train, De trois grands Rois qui allaient en voyage 
De bon matin j'ai rencontré le train, De trois grands Rois dessus le grand chemin… » 
Le « tour de force » de Bizet est, dans la dernière reprise du chant, d'avoir fait se superposer les deux 
musiques provençales avec naturel. 
En savoir + : Le Finale joue avec les difficultés de la superposition de deux thèmes qui à leur première présentation ne sont pas dans 
le même mode, ni dans le même tempo. C’est "la marche des Rois" qui vient en 1er, en ré mineur dans un Tempo modéré, puis en 
canon décalé de deux temps. La Farandole suit en ré majeur, dans un tempo rapide, présentée plusieurs fois, d'abord à la flûte et à la 
clarinette, puis à tout l'orchestre, sur un rythme ostinato (répété) de tambourin. La Marche revient plus vite, gardant le tempo de la 
Danse, et cette fois transposée (changement de hauteur); la danse alterne elle aussi en changeant de hauteur. Puis les deux thèmes se 
superposent en ré majeur (noter le changement d'éclairage et de caractère). Les cuivres scandent la marche, les bois et les cordes 
tourbillonnent sur le thème de la farandole. Le mouvement s'achève sur un « fortissississimo » (extrêmement fort) époustouflant et 
étourdissant. 
L’EFFECTIF INSTRUMENTAL : 
BOIS CUIVRES CORDES PERCUSSIONS 
2 flûtes et 1 piccolo 
1 hautbois 
1 cor anglais 
1 clarinette 
2 bassons 
1 saxophone alto 
2 cors 4 premiers violons 
3 seconds violons 
1 alto 
5 violoncelles 
2 contrebasses 
timbales, 
1 tambourin provençal 
+ 1 chœur mixte à 3 voix. 
L’ARLESIENNE - Proposition de résumé de présentation générale de l’œuvre (pour les élèves) 
L’Arlésienne est au départ une nouvelle tirée des Lettres de mon Moulin d’Alphonse DAUDET (1840-1897). 
L’écrivain transforme le court récit en une pièce de théâtre et Georges BIZET (1838-1875) compose ensuite la musique. L’Arlésienne, au final, n’est pas un opéra mais une œuvre théâtrale avec moments musicaux intercalés ou juxtaposés à un texte récité. 
L’Arlésienne comprend : 1 récitant, 1 orchestre, 1 chœur. 


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